Gin Fizz

Bulles de vie...

15 juillet 2008

Rencontre du troisième type

qui_2Comment perdre toute crédibilité, leçon 1. Ou : Ma vie passionnante, Acte II, scène 1. Action.

L’autre jour, en montant dans le métro, je repère à quelques mètres de moi une nana que je connais sans aucun doute, mais que je n’arrive plus à situer d’où. Elle est en grande conversation avec une copine et n’a pas l’air d’avoir remarqué ma présence. « Parfait », me dis-je (oui, je me parle toute seule, quand je suis dans le métro), « ça me laisse le temps de l’observer et d’essayer de rassembler mes souvenirs ».

Je m’installe donc sur mon strapontin pour la quinzaine de stations qui m’attend, sors mon bouquin pour faire genre « moi aussi je suis super occupée », et commence à réfléchir à toute berzingue. Qui donc est cette greluche qui m’interpelle grandement au niveau de mon vécu, mais que je n’arrive décidemment pas à recadrer ? Ancienne copine de classe ? Non. Copine du cours de danse ? J’crois pas. Rencontrée à une soirée blogueuses ? M’étonnerait. Voisine ? Ex-collègue ? Ex d’un pote ? Non, non, non.
Aaaaaah, c’est pas vrai, ça. Impossible de savoir d’où je connais cette minette. Et bien sûr, plus je cherche, moins je trouve, et moins je trouve, plus ça m’énerve.

Je reluque la greluche de façon insistante, essayant de me la remémorer dans tous types de situations possibles, pour m’aider. Evidemment, au bout d’un moment, elle sent mon air inquisiteur posé sur elle et me lance à son tour un regard interrogateur. Moi, au lieu de saisir la perche et de voir un peu quelle est sa réaction (genre « ah Katia, salut, qu’est-ce que tu fais là ? » ou « qu’est-ce que tu me veux sale morue ? » … auquel cas, j’aurais été fixée sur la suite des événements), je plonge illico la tête dans mon bouquin, style j’ai-rien-vu-j’ai-rien-fait-je-me-cultive-moi-madâââme. Elle n’insiste pas et se remet à discuter avec Copinette. Mais si jamais elle m’a reconnue, elle doit se dire que je suis une sale snob méprisante et que j’aurais au moins pu faire un signe de tête, quand même, merde.

Et ça, ça ne me plait pas. Pas du tout.

A partir de ce moment précis, c’est la Bérézina dans ma tête. Mes pensées divaguent vers la parano aïgue : qu’est-ce qu’elle va bien penser de moi, maintenant, cette brave fille ? Ca se trouve, elle est en train de dire à sa copine « tu te rends compte que cette truie elle m’a même pas dit bonjour ? ». Déjà que je zappe complètement son prénom et qui elle est, mais si en plus je deviens grossière et impolie, non mais où va le monde ? C’est mal. C’est très mal. Je suis une vilaine fille. Maman, pardon… tu as engendré un monstre.

(Oui, bon, ok… ça commençait à frôler la surchauffe dans mes neurones, mais comprenez bien aussi que ça faisait douze stations que j’étais sous pression intellectuelle maximum, moi !)

Ne voulant pas rester sur cette mauvaise impression, je décide finalement d’adresser à mon inconnue que je n’avais toujours pas identifiée un petit signe de la main au moment de mon départ du wagon. Comme ça, hop, on remet les compteurs à zéro : je sais pas qui tu es, ma jolie, mais c’est bon, regarde, je te fais coucou, tu peux arrêter de dire des saloperies sur moi, je suis super polie comme nana, en fait.

Aussitôt dit, aussitôt fait. Le métro arrive en station, je me lève, lui lance un regard qu’elle me rend aussitôt, et lui fait un petit salut de la main droite. Et là, elle me regarde avec l’air d’une poule qui a trouvé un tube de dentifrice et réprime un éclat de rire.
J’ai comme l’impression d’avoir fait une boulette, en gros.



Deux jours plus tard, l’inconscient ayant fait son boulot de feignasse, je m’en suis enfin souvenue.
La fille, celle que j’étais persuadée de connaître, d’avoir déjà rencontrée… c’était une actrice de série télé.

Pire. Une actrice de « Sous le soleil ».
Ouais, je sais, c’est bon, rangez vos cailloux. J’assume.

Et entre nous, heureusement que je m’en suis tenue au petit signe de main, tiens. J’aurais pas eu l’air con si je lui avais demandé « comment ça va, depuis tout ce temps ? » alors qu’on n’a, grosso modo, jamais gardé les oies ensemble.

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10 juillet 2008

Week-end (célibataires) à Rome

week_end_1Ah bah ça, forcément ! Avec mes comptes rendus moultement détaillés de soirées célibataires à haute teneur ajoutée en loose, on ne pouvait pas passer à côté du fait que votre fidèle servante (on parle de moi là ?) était la candidate idéale pour vous causer « site de rencontre » aujourd’hui.

Parship, vous connaissiez, vous ? Moi, not at all. Jusqu’à y’a environ trois heures, en gros. Parship. Déjà, le nom, bon… J’voudrais pas trop la ramener genre j’ai fait du marketing et tout, mais c’est pas ultra causant, comme truc, quand même. Faudra m’expliquer un jour l’idée de rencontre, de fun, d’ouverture et de boum-boum-chabadabahouaaa éventuel là-dedans. M’enfin j’imagine que je ne suis pas là pour démonter le concept en trois lignes, passons.

C'est donc un site de rencontres avec une méthode basée sur un méga test de personnalité, censé évaluer les caractéristiques personnelles pertinentes pour une relation amoureuse. Et tout ce bazar pour quoi, dites-moi voir ? Pour « mieux se connaître et analyser ses besoins et ses attentes ». Pfiouuuuuu, mieux que cinq séances de psy alors ? Je signe tout de suite.

J'ai donc fait le test. Qui dure deux heures. Ou presque. … Des questions dans tous les sens, et même des tas de trucs marrants du genre « tu préfères les croix ou les ronds ? » (et je caricature à peine).
Au bout du compte, un profil détaillé de ma (charmante) personnalité, que je vais bien me garder de vous révéler ici, parce qu’on n’est pas chez mémé et qu’il faut bien cultiver un peu de mystère. Mais sachez quand même que je viens d’apprendre avec effroi que j’ai une part psychologique masculine plus développée que la moyenne. Ouais. Dorénavant, vous pourrez m’appeler Robert.

La cerise sur le pudding, c’est que pendant l’été, le site organise un grand concours permettant aux célibataires de gagner des week-ends. A Rome, si vous voulez faire comme Daho, mais aussi à Marrakech ou à Barcelone. A nous les pizzas Regina, les cornes de gazelles et les patatas fritas. (Comment ça, je ne parle que de bouffe ? Bon, ok, on ira aussi visiter le Colisée, mais mollo, moi ça me file le tournis, ces trucs-là...).

Aaaaaaaah là, tout de suite, tels des Rantanplan aux aguets, ça dresse l’oreille dans les rangs hein ? Tout de suite, ça reprend du poil de la bête, l’œil se fait vif et la queue frétillante…(mmffffff, rangez-moi ces sourires goguenards, voulez-vous ?).

"Comment qu'on fait, madame ?". Coup de pot, c’est super fastoche. Je le sais, ça aussi, j’ai testé.  Suffit de vous rendre sur le site www.lesclesdeschamps.com/buzz
, de répondre à la question de la semaine et hop, vous êtes en course pour le tirage au sort. Franchement, ça, même en plein cœur de juillet et de sa flemme généralisée, tout le monde peut le faire, non ?

Bon, ben c’est pas tout ça, mais moi, j’vous laisse, j’ai le tatouage de mon nouveau prénom à faire réaliser sur mon biceps gauche. On se retrouve au bar PMU juste après ?


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07 juillet 2008

Toubib or not toubib

st_thoscope_2Juillet. Les chaises de bureau sont peu à peu désertées, la machine à café fait la gueule toute seule dans son bout de couloir, le téléphone ne sonne qu’une fois par heure et les journées s’écoulent plus vite, l’appel de l’apéro à la terrasse du coin étant le plus fort.

Dans ce climat légèrement feignasse, BigBoss, ayant sans doute peur qu’on ne s’ennuie un chouille, a choisi de nous réserver juste avant l’été sa petite surprise du chef. Un beau cadeau pour patienter tranquillement jusqu’aux vacances. Un pur moment de bonheur pour tous les salariés. Un truc qu’on attend avec impatience, tellement c’est fun et rock’n roll. En deux mots, j’ai nommé avec joie : la… visite médicale. Tadaaaaaam...

Comment te dire, public ? Comment décrire avec des mots simples le moment exquis que j’ai passé ?

La première partie du truc, purement administrative, ressemble à un entretien des renseignements généraux, questionnement en rafale et ton de caporal-chef inclus. Hormis les détails strictement personnels (nom, prénom, date de naissance, groupe sanguin, taille et poids (heu ?), date des derniers examens médicaux…), on se tape toute une série de questions plus ou moins débiles au sujet de nos conditions et de notre environnement de travail. Dans le genre :
- Combien de temps passez-vous devant l’ordinateur chaque jour ? (Ben ça dépend, en comptant ma lecture des blogs ou non ?)
- Quel est votre temps moyen de trajet pour vous rendre au lieu de travail ? (Ah, tout dépend si je fais un détour par la boulangerie pour les croissants, madame. Cette question est imprécise.)
- Les toilettes sont-elles loin de votre bureau ? (Les toilettes, ca va. Mais la machine à café, j’trouve qu’on aurait pu faire un effort, quand même…)
- Avez-vous une cantine sur votre lieu de travail ? (Non, mais avec les souvenirs de cantoche que j’ai, je crois que c’est pas plus mal).
- Votre bureau est-il bien aéré, bien chauffé, climatisé ? (Ah oui, super bien aéré en hiver, donc on se les gèle, et méga bien chauffé aussi en été, un vrai four ! La clim, oui, merci, j’ai plus le droit aux lentilles grâce à elle…)

Je ne vous fais pas le catalogue complet, sinon on est encore là demain, et moi, c’est pas tout ça, mais ce soir, j’ai poney.

Vient ensuite l’entretien médical, avec la dame en blouse blanche et son stéthoscope accroché autour du coup pour faire comme dans les séries, alors que franchement, aucun rapport avec Docteur Ross ou Docteur Shepperd, on est bien d’accord. (Faudra d’ailleurs qu’on m’explique un jour pourquoi – bordel, pourquoi ? – les infirmiers et médecins que je rencontre n’ont jamais la même dégaine que les beaux mecs en blouse dans la télé. Franchement, c’est à vous dégoûter d’être malade, cette affaire !).

Je me retrouve donc en petite tenue (coordonnée, pour l’occasion… des fois que j’aurais croisé un beau médecin encore loupé) à grimper sur la table d’auscultation, et à me faire palper le bidou et les cervicales par Madame Michu, qui me sort « vous êtes tendue en ce moment ? » (Ah ouais, sans déc’ ?!! Je suis en slibard dans un cabinet qui ressemble à une salle d’expérimentation médicale en Roumanie avant la guerre de 14-18, je me les gèle copieusement parce que manifestement, vous pensez que s’il fait 25° dehors, on peut se balader à oilpé sans souci dedans, et je ne sais même pas comment va se terminer cet entretien, mais sinon, noooooon, c’est cool, ça baigne, give me five ma caille).

Là encore, batterie de questions saugrenues, dont la meilleure reste quand même « vous faites tomber un objet sur le sol, que faites-vous pour le ramasser ? ». Gnééé ?!!! Rien que pour la saouler un peu plus, la madame Michu, j’hésite entre « je fous des coups de pieds dedans jusqu’à le faire disparaître sous un placard, hop on n’en parle plus, question suivante » et « je fais les yeux doux à un collègue pour qu’il le ramasse à ma place, et avec le sourire s’il vous plait », mais devant l’air de Cerbère de la dame qui n’a manifestement pas d’humour (ou pas le même que le mien, du moins), je ferme juste ma gueule, et je mime le truc. En gros, public, sache-le : faut plier les genoux et ne surtout pas te pencher dos droit, sinon, bobo. Ouais, même si c’est juste une feuille que t’as laissé tomber. Et même si t’as l’air con de faire du stretching pour une simple feuille. M’engueule pas, c’est la médecine qui a parlé. Douze ans d'études pour nous pondre ça. Hé ben.

Michu me fait ensuite asseoir à son bureau. Chouette, on va causer comme des copines, que je me dis. Tu parles. Elle fout des croix à tout va sur son (mon) dossier, marmonne des chiffres et des trucs incompréhensibles, et finit par me tendre un gobelet en souriant d’un air chelou.
Moi, pas méfiante pour deux sous : « Ah oui, un peu d’eau fraîche, avec plaisir ». « La fontaine d’eau est dans l’entrée, vous pourrez vous servir en partant. Le gobelet, c’est pour vos urines. Les toilettes sont à droite, vous déposerez le gobelet plein sur la petite tablette. Vous pouvez vous rhabiller, merci et au revoir ».
Et elle se casse, l’air de rien, après avoir lâché sa petite bombe.

Ah non, mais vraiment, le sens de l’hospitalité du personnel médical, on dira ce qu’on voudra, mais quand même, hein.

Bon. Ben, y’a plus qu’à. Evidemment, moi qui passe mes journées à faire des voyages vidange aux toilettes, c’est quand il faut faire pipi que je n’ai absolument plus envie, légèrement bloquée par l’environnement hostile.
Douze minutes plus tard, le flacon est rempli au tiers, et je m’en suis foutu plein les mains. Ouais ouais, c’est ça, rigolez ! Comme si c’était facile de viser juste dans un verre qui fait 6 cm de diamètre. Nan mais la prochaine fois, filez-moi carrément un tube d’échantillon de parfum, comme ça y’aura du vrai challenge !

En vitesse, je me rhabille, me lave les mains (deux fois), et dépose donc mon gobelet sur la fameuse tablette, comme l’a demandé Madame Michu.
Et après, quoi ? Je me sauve ? Je laisse là mon flacon jaune, tout seul, abandonné, livré à la sauvagerie du monde extérieur ?
Ouais, carrément.

Ni une, ni deux, me voilà dans l’entrée. La fontaine à eau me tend les bras, mais je n’ai qu’une envie, c’est de me tirer d’ici au plus vite, des fois qu’une autre personne entre dans les toilettes et ne gueule à travers les couloirs « hé, y’a quelqu’un qui a laissé son pipi ici, c’est dégueulasse ! ».

Ce n’est qu’une fois dehors, à l’air libre, que je tilte sur ce que vient de me dire la standardiste. « A l’année prochaine ».
… Ah parce qu’il faut recommencer ce cirque tous les ans ? Putain…

Posté par Katia_ à 09:54 - Chroniques d'une râleuse - Commentaires [23] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

01 juillet 2008

Pêchés capiteux. Part. 2

Début de la visite guidée ici.

mus_e_rodin_1Ouh mazette, le cadre idyllique du Musée Rodin, dans le 7ème arrondissement, s’est paré de son tapis rouge en l’honneur de notre visite. Ah on me fait signe en régie que ce n’était pas spécialement pour « nous, petits blogueurs », mais permettez-moi quand même d’en douter. Pour atteindre les jardins où aura lieu le cocktail, il faut traverser trois pièces mises en scène autour de la thématique du jour, l’anniversaire de cette vieille dame qu’est Guerlain.

La première pièce nous replonge en enfance, et nous fait pénétrer à travers un essaim de 68 abeilles-ballons dorés qui volent et flottent dans les airs. Pour un peu, on se serait cru dans une pub Miel Pops, hé. Pourquoi les abeilles ? Parce qu’elles sont le symbole des fameux flacons dorés recréant les ailes de ces insectes sur leurs parois.

abeilles_1abeilles_2

Les secondes et troisièmes salles me laissent personnellement une impression plus mitigée. (Ou alors, je suis restée une sale môme qui préfère les ballons à l’art moderne ? Mmm, possible). D’abord une mosaïque de fleurs multicolores animées en fonction des mouvements dans la pièce. … Cette phrase ne veut rien dire, ce qui prouve bien que je suis passée complètement à côté de l’interprétation artistique du truc. … Ou alors, c’est simplement parce que tous mes neurones se sont consacrés à  celui qu’on venait de  nous présenter : René Castrucci, égérie de la future campagne pour le nouveau parfum masculin et beau à tomber par terre. Mais ça m’étonnerait, je sais me tenir, quand même.

fleurs_2fleurs_1

La troisième salle présente une forêt de mots géants posés les uns sur les autres, dans un décor presque futuriste. Ici encore, désolée m’sieurs dames, mais le sens profond de la chose m’a échappé.

mots_1

mots_2

Vient ensuite le cocktail apéritif, sur les pelouses du jardin baignées de soleil. Sortez les Ray Ban, rangez un instant les appareils photo, petit instant de détente mérité après cette matinée de labeur intense. (bah quoi ?)

L’heure est maintenant venue de passer à table, et d’assister à la révélation presse de la campagne du nouveau parfum masculin. Notre table de blogueurs est ravissante et met l’eau à la bouche rien qu’en la regardant. Ils ont forts, chez Guerlain, y’a pas à dire.

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Après un petit speech du DG et une intervention vidéo de Jean-Paul Goude, réalisateur du spot publicitaire de la campagne, le voile est levé sur le nouveau parfum pour homme sobrement nommé « Guerlain homme ». Vous allez me dire qu’au marketing, ils ne se sont pas trop foulés pour trouver un nom pareil. Et pourtant… Sans vouloir en dévoiler trop de la campagne à venir en septembre, le jus commercialisé nécessitait de revenir aux fondamentaux, aux racines, à quelque chose de brut, sans chercher midi à quatorze heures et partir dans un jargon poético-poétique à trois escudos. La simplicité et l’authenticité étaient de mise. Donc, « Guerlain Homme ». Basta. Je crois qu’on ne pouvait pas faire plus simple, effectivement.
La fragrance ? Fraîche et boisée à la fois, inspirée selon les créateurs par les odeurs du cocktail Mojito et ses senteurs citronnées, rehaussées de notes musquées pour affirmer le côté viril. Moi j’aime beaucoup. Et non, je n’offrirai pas mon flacon à mon mec, mon père, mon frère ou mon voisin (et puis quoi encore ?), je me le garde pour moi.

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La journée découverte s’achève autour de la table, par des discussions animées au sujet du parfum, du marketing, et du monde des blogs. Olivier Echaudemaison, le créateur star de tout le maquillage de la marque, vient d’ailleurs nous saluer d’un vibrant « ah, c’est vous les gamins d’internet ? ». Ouais, d’accord… Sourires narquois, regards croisés replongeant dans les assiettes. Après tout, perso, je veux bien être une « gamine d’internet » si ça me permet de vivre d’autres expériences comme celle-là.

Un énorme merci à toute l’équipe parfums et internet de chez Guerlain pour leur accueil, leur gentillesse et leurs petites anecdotes. Merci aussi à Buzz Paradise pour l’expérience inédite et inventive. Merci également à mes pansements Compeed sans lesquels porter des talons toute la journée n’aurait pas été envisageable.

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Les autres blogueurs présents étaient : Deedee, Caroline, Capucine, Sébastien, Brian, Romain et Cédric

Posté par Katia_ à 10:04 - Pou-pou-pi-dou - Commentaires [25] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

30 juin 2008

Pêchés capiteux

Depuis deux ans et des brouettes qu’il existe, mon blog m’aura apporté tout un tas de prises de chou métaphysiques, mais aussi de bonnes surprises, comme la journée peu banale de lundi dernier, que j’ai envie de vous raconter aujourd’hui.
Avant toute chose, en ces temps de polémique, précisons que je ne suis pas rémunérée pour écrire ce post (shut up les mauvaises langues), mais que j’ai appris et découvert de belles choses que j’avais envie de vous faire partager à ma façon, avec mon point de vue et mes petites photos persos. Difficile d’éviter le genre « visite guidée » ou « première de la classe rendant sa copie » quand on cherche à retranscrire le plus fidèlement possible ce qu’on a vécu. Et si le ton de mon post est plutôt enthousiaste, ce n’est pas parce que je m’y sens obligée, pour les besoins d’une quelconque publicité déguisée, mais bel et bien parce que j’ai vraiment apprécié ce que j’ai vu, senti, touché et goûté ce jour-là.
Voilà qui est dit.


ShalimarIl y a quelques temps, je reçois un mail de Buzz Paradise (agence de communication) me proposant de participer avec quelques autres blogueurs à une journée découverte chez Guerlain, à l’occasion des 180 ans de la marque. Etonnée de faire partie des huit happy fews avec mon blog-ni-mode-ni-beauté, je mets de côté toutes mes interrogations sur la légitimité de ma présence quand je découvre le programme qui dare-dare me met l’eau à la bouche et fait palpiter mes narines :
-
Accueil à l’hôtel Meurice par le DG de Guerlain et l’équipe parfums
-
Introduction au monde des parfums
-
Visite de la maison Guerlain située sur les Champs Elysées
-
Cocktail au Musée Rodin
-
Déjeuner presse et reveal du nouveau parfum pour hommes

Clairement, ce n’est pas le genre de journée qu’on a l’occasion de vivre tous les jours, et puis ça nous changera des soirées promos où on cherche à nous faire gagner le dernier portable Samsoul par tirage au sort. Banco pour moi, donc.

A la veille de l’événement, gros moment de panique au souvenir des mots « tenue correcte » et « déjeuner placé » sur le carton d’invitation. Acia, de l’agence Buzz Paradise, a d’ailleurs bien insisté pour qu’on n’arrive pas au rendez-vous habillés comme des sacs. Après un retournement intégral de penderie et une consultation frénétique de la météo, je dois me rendre à l’évidence, je n’ai rien à me mettre. Bon, si, ok…en cherchant bien, cette petite robe verte fera l’affaire. Ah non mais ho, pour une fois qu’on invite une non-modasse à un événement de prestige, faudrait pas non plus que je fasse honte et que j’aie l’air d’un pou sorti du lit, quand même.

Lundi matin, 9h30. J’ai rendez-vous avec Deedee devant l’hôtel Meurice pour « affronter » ensemble le début de cette journée. C’est vrai qu’on n’a pas des vies faciles tous les jours, je trouve. A la table du petit déjeuner nous attendent déjà l’équipe Parfums de chez Guerlain, ainsi que Caroline et Capucine, les deux autres blogueuses filles invitées. Donc si je compte bien, il ne manque que les blogueurs mecs. Ah d’accord, et après on dit que c’est toujours les femmes qu’on attend. Laissez-moi rire deux minutes, vous permettez.
Finalement, deux oranges pressées et une brioche fondante plus tard, les hommes nous on rejoints. Laurent Boillot, DG de Guerlain, également. Le choix du cadre somptueux du Meurice et de son service aux petits soins pour débuter la journée est déjà un petit clin d’œil : à l’origine, en 1828, la toute première boutique Guerlain avait été ouverte ici, dans cet hôtel, à l’emplacement même de la salle à manger actuelle, tandis que la savonnerie était édifiée plus loin à l’écart, à la campagne : place de l’Etoile, quoi !
180 ans plus tard, la boutique phare de Guerlain s’est installée sur l’avenue mythique parisienne, et la troupe se met en route pour aller la visiter sur les Champs Elysées.

Au 68 de l’avenue se dresse donc aujourd’hui la Maison Guerlain. Entièrement repensée par la designer Andrée Putman, elle est conçue pour être un véritable « havre de beauté dédié à  la femme » (allez hop, n’ayons pas peur des mots), et se visite autant comme un musée que comme une boutique. Au premier étage, l’orgue à parfum (oui, ça s’appelle comme ça) surmonté d’un lustre géant veille sur toutes les créations de la marque. Il n’y a qu’à la Maison Guerlain qu’on est sûr de pouvoir trouver, ou retrouver, un flacon des anciennes senteurs aujourd’hui disparues du commerce traditionnel.

Puisque quelques photos valent mieux qu’un long discours…

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Au second étage, le Spa, toujours redécoré par Andrée Putman mêle modernité, élégance et luxe discret. Les lampes de Giacometti et les tapisseries de Bérard viennent parfaire un lieu déjà somptueux grâce à l’architecture du bâtiment. Baudelaire devait avoir fait une visite du même genre avant d'écrire ses fameux vers "là, tout n'est qu'ordre et beauté. Luxe, calme et volupté".

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Au terme de cette visite, à nous les clés du salon VIP afin de participer à un atelier parfums. C’est traditionnellement dans ce salon cosy que sont reçus les clients qui souhaitent se faire créer un parfum unique et sur mesure. En même temps, je peux vous dire que ce genre de truc se mérite : mis à part que ça coûte une demi-blinde (au moins), il faut également « subir » un entretien personnalisé de plus de deux heures pour cerner votre personnalité. Enfin, si vous n’avez rien à faire de votre samedi, hein…

Commence alors un voyage olfactif parmi les nombreux succès de Guerlain, parsemé de petites anecdotes. Guerlain n’était pas un coquin : « Cologne 68 » comptait à la base 69 ingrédients, mais devant la connotation érotique des chiffres, il préfère retirer l’un d’eux, et finit par nommer sa senteur telle quelle.
« Jicky » fut baptisé de cette façon en souvenir d’une belle rencontre amoureuse en Angleterre. Créé au départ pour les femmes, il séduisit tout autant les hommes et fut considéré comme le premier parfum unisexe. Le Ck One du siècle dernier, quoi.
« Shalimar », en 1925, révolutionne le monde de la parfumerie et se positionne comme le premier oriental. Capiteux, riche, sensuel, il est aujourd’hui l’une des meilleures ventes en France et aux USA, sans doute grâce justement à son côté marqué et voluptueux. (Une chance sur dix que les effluves qui vous retournent l’estomac dès 8h du mat dans le métro appartiennent à une admiratrice de Shalimar. Dommage pour vous, elle n’a pas compris que c’est un parfum qu’on porte pour soi et pour son amoureux, mais pas pour abreuver l’entourage complet).
« Vétiver », en 1959, est créé par Jean-Paul Guerlain alors qu’il n’a même pas 17 ans, et montre déjà que c’est un mec futé qui ira loin.
« Habit Rouge », pourtant masculin par excellence, affirme une pointe de féminité grâce à une touche de vanille dans ses accords. Premier parfum métrosexuel ?
Entre deux senteurs, le « nettoyage » des narines grâce à des pots de grains de café est indispensable. Leur odeur forte absorbe les dernières traces subtiles des créations parfumées.

L’heure tourne (et la tête aussi, au milieu de toutes ces odeurs, il faut bien l’avouer…). Et bizarrement, respirer autant de senteurs creuse les appétits, si j’en crois les gargouillis sonores qui commencent à se faire entendre. Départ vers le Musée Rodin, où nous attend l’exposition éphémère créée pour les 180 ans de la marque, ainsi que le cocktail presse.

Suite et fin de la visite demain, avec l’exposition des 180 ans et le reveal du nouveau parfum masculin.

Posté par Katia_ à 09:47 - Pou-pou-pi-dou - Commentaires [21] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

25 juin 2008

J.F. recherche bons plans soldes été 2008

soldes_1« Oh le joli top… Il est à moi ! »
« Non, il est pour moi, c’est moi qui l’ai vu la première ! »
« Lâche ça tout de suite, sale morue ! »
« Pfff, comme si tu rentrais dans une taille Small, en plus ! »
« Dégage, pétasse, ou je te griffe les bras ! »
« Tu peux crever… le top est à moi ! »

Comme ça pendant des heures…

Franchement, la foire d’empoigne entre harpies échevelées à la recherche du Graal fashionistique en boutique de prêt-à-porter à l’aurore du premier jour des soldes, très peu pour moi, merci bien.

Sans parler de la queue aux cabines d’essayage, des odeurs de poney dues à l’agitation fébrile, des montagnes de fringues piétinées par terre, des vendeuses aimables comme des tueurs à gage et épuisées dès 10h30, du temps d’attente aux caisses, et des erreurs d’achat inévitables liées au syndrome « j’ai pas fait tout ça pour rien, je repartirai pas les mains vides ».

Alors que, sans déconner, on n’est pas bien dans son petit salon, devant son ordinateur, à faire les soldes sur internet, sans bruit, sans cohue, sans Jeanine et Simone qui gueulent derrière nous ? Hein ?

Si.
On est d’accord.

Il y a quelques temps, je vous parlais d’un nouveau site de vente on-line rassemblant la crème des marques « in » du moment et proposant leur dernière collection. Place des tendances.com, que ça s’appelait, même. Remember ?
Bon, ben si vous voulez tester le truc, c’est le bon moment, puisqu’à l’occasion des soldes été 2008, Place des tendances propose toutes les collections bradées jusqu’à – 60 %. Pas dégueu, quand même ?

Et que je ne vous entende pas grogner que les ventes à distance, c’est bien, mais que c’est trop long quand on veut profiter de ses achats tout de suite. Parce que pour avoir déjà testé personnellement deux fois le site, je peux vous dire que les commandes passées le matin ont été livrées par coursier le jour même, directement au bureau. Mazette, ça c’est du speedy gonzales, en matière de livraison.
Bon, évidemment, ce truc est valable essentiellement pour les parisiennes, mais j’imagine que du coup, les délais de livraison plus classiques ne sont pas trop abusés (contrairement à certains sites que je ne mentionnerai pas mais que les habituées reconnaîtront sans mal…).

Petite sélection des choses pour lesquelles je pourrais bien craquer :
(A partir de maintenant, la lecture de ce billet est strictement interdite à mon banquier)

Une jolie robe évanescente, parfaite pour l’été, chez Circus & Co.



Le choix semble surprenant à première vue, mais j’aime aussi beaucoup cette robe un peu bab’ de chez Sandro que j’imagine très bien portée avec un petit t-shirt blanc ou super flashy dessous.

Le débardeur blousant à la taille, gros succès de l’année chez Petit Bateau et en rupture de stock un peu partout. Déjà adopté en noir et blanc, pour ma part…



Alors ? Qui c'est qui va être la plus belle pour aller danser tout l'été (sans pour autant se retrouver dépourvue quand la bise sera venue) ?

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23 juin 2008

La peste

pesteJe suis une teigne. De la pire espèce. De celle qui cache superbement bien son jeu.
Avec mes allures de gentille jeune fille bien sage et timide, certaines personnes me donneraient le Bon Dieu sans confession.
Je me marre.

Morceaux choisis :

A l’anniversaire d’une copine qui m’avait exaspérée par ses allusions sur la somme importante à dépenser dans un cadeau pour que « ça veuille dire quelque chose », j’ai volontairement enlevé le prix du cadeau offert et recollé dessus une étiquette bidon avec un prix fictif gonflé trois fois. Genre « ah tu voulais qu’on dépense de l’argent pour toi, hé ben voilà ! ». Manque de bol, au déballage des cadeaux, une des nanas invitées s’est ruée sur l’étiquette avant même que ma copine ne la voit, et l’a enlevée en me disant d’un air goguenard « oh la la, ça la fichait mal, quand même ». … Ouais. Tu l’as dit. Morue.

Dans une boutique de fringues, je regardais un pantalon avec interrogation. Je prends, je prends pas ? J’allais le reposer, quand une cliente vient se coller devant le même rayon, et sans même s’apercevoir que j’existe, farfouille devant moi en me collant de gros coups de coudes dans les côtes. Elle tombe en arrêt sur le même pantalon que celui que j’ai repéré, et cherche de plus belle pour trouver sa taille. Sans succès. Elle finit donc par brailler à l’autre bout de la boutique pour appeler la vendeuse : « ce pantalon rayé, je le veux en 38, il en reste ? ». Oui, il en reste. Un seul. Mais il est dans mes mains. Inutile de préciser que même si je ne l’ai pas acheté, je suis allé le planquer à l’auuuuuutre bout de la boutique, au rayon des jogging, derrière le plus reculé des portants, là où personne ne le trouvera sauf à la veille de l’inventaire pour les soldes. Fallait pas me chercher des noises, aussi.

Quand j’étais petite, comme beaucoup de gamins, j’aimais jouer avec les escargots dans le jardin. Sauf que pour moi, jouer, ça voulait dire prendre une petite branche et touiller à l’intérieur de la coquille jusqu’à ce que ça fasse du jus. Avec un bruit de "schlllllurrrrrrppppssss" en plus. Brigitte Bardot, si tu me lis, sache que j’ai grandi, depuis. Mais je ne mange toujours pas les escargots.

En cours de chimie, quand les expériences devenaient un peu casse-bonbon à réaliser, j’avais pris l’habitude, avec quelques copains, de me coller quelques gouttes de Baume du tigre sous les yeux pour me faire pleurer sans effort. Dans un grand jeu de comédie très travaillé, il suffisait ensuite de chouiner devant la prof en disant « Madame, je crois qu’on a mal fait le dosage des produits, ça pique vraiment les yeux là, est-ce qu’on peut sortir prendre l’air ? ». La prof affolée nous envoyait direct à l’infirmerie, et on pouvait glander le reste du cours au café du coin, les yeux rouges certes, mais sans crainte pour l’absence injustifiée. … Oui, bon, évidemment, j’ai eu 07/20 en physique-chimie toute l’année. Mais c’était une autre façon de faire des expériences.

Il y a quelques mois, dans le métro, alors que je bouquinais tranquillement, une horde de touristes s’engouffre soudain dans le wagon et monopolise tout l’espace vital. Ca gueule, ça rigole fort, ça s’interpelle d’un bout à l’autre du wagon, ça fout ses pieds sur les sièges (ben vas-y, fais comme chez ta mémé tant que t’y es), et manifestement, ça ne sait pas trop bien où ça doit descendre. Deux d’entre eux me demandent finalement leur chemin en me montrant un plan de métro. Bon. J’aurais pu leur indiquer la route opposée, mais franchement, vous me prenez pour qui ? C’était trop grillé d’avance. J’ai donc préféré les envoyer dans la bonne direction, mais en leur faisant faire un maxi détour et un énorme changement (à Châtelet-les-Halles, pour ceux qui connaissent). Avec toutes leurs valises et leurs sacs de voyage. Qui pesaient cinquante kilos. Et bon vent, surtout.


« Ouh la vilaine », êtes-vous en train de vous dire. Hé ho. Comme si j’étais la seule à jouer à la petite peste de temps à autre, hein. Allez, en toute sincérité, de vous à moi, c’était quand votre dernier petit craquage teigneux ? (Promis, ça restera entre nous).

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17 juin 2008

Note en forme de rien du tout

Manque de temps, manque d’inspiration, manque de feeling bloguesque cette semaine. Ah bah oui, ça arrive, même aux meilleur(e)s (humour humour…). Mais juste histoire de ne pas laisser ce blog dans le vent trop longtemps, voilà un petit fourre-tout des pensées du jour.

footSoirée foot ce soir. Si. Parfaitement. Je ne m’y intéresse qu’une fois tous les deux ans, et c’est ce soir. En revanche, comme je suis supposée faire des pronostics et affronter une autre équipe de supporters, j’attends vos avis éclairés sur les questions hautement philosophiques suivantes : « les Pays-Bas vont-ils une fois de plus mettre une branlée à leurs adversaires ? » et « Qui de l’équipe française ou italienne va rentrer au pays en chouinant dès ce soir ? » La réponse « les deux mon capitaine ! » n’est pas envisageable à ma deuxième question. Non. Un peu d’optimiste, bordel !
EDIT du 18/06 : Heu, oui, bon, ben, voilà voilà, quoi... On peut changer de sujet ?

DSC01546Dans le ELLE de cette semaine, en page 20, il est question de Buzzomètre. Autrement dit, de ce qui est tendance à faire, dire, voir, manger, ou écouter. En troisième position, oh my god, je retrouve « mon » expression Drunch (contraction de diner et lunch) dont je vous parlais déjà ici. A mon avis, GinFizz est lu assidûment par toute la rédaction du magazine. Bon, les gars, arrêtez de vous planquez pour venir copier mes bonnes idées, hein. On peut partager, vous savez ?

Je suis entre deux bouquins en ce moment. D’une part, le premier tome de Millénium que j’ai un mal de chien à finir. Je m’y accroche coûte que coûte parce que bon, merde, autant de battage autour de ce truc, et j’y reste hermétique comme une huître pas fraîche ? Oui, clairement, j’ai du mal, et je ne crois pas signer pour la suite de la saga.
tribulations_d_une_caissi_reD’autre part, j’ai voulu tenter le Tribulations d’une caissière d’Anna Sam, adapté du so-famous blog www.caissierenofutur.over-blog.com, relatant le quotidien d’une caissière de grande surface. Je dois dire que je suis un peu déçue. Du style d’écriture, d’abord. Du manque de tentative d’analyse des comportements ensuite. Je n’attendais évidemment pas une thèse en socio sur les pourquoi et les comment de tous ces petits travers épinglés dans le bouquin, mais … en fait, si… un peu. Du moins, un peu plus que le simple catalogue de profils-types croisés au Carrefour du coin.

Voila.
C’est tout ?
Ouais. C’est tout.
C’est ce qui s’appelle de la note bâclée ou je ne m’y connais pas…

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12 juin 2008

Intrus sur ordonnance

pharmacie_1Depuis que j’ai déménagé dans mon nouveau quartier, j’ai commencé à nouer quelques relations particulières avec certains commerçants. J’ai donc « ma » boulangerie, « mon » pressing », « mon » vidéo club, « ma » pharmacie… (je ne vous les fais pas tous, je pense que vous avez saisi l’idée générale).

Ma pharmacienne, en l’occurrence, est une brave fille sympa qui me file mes médocs sans me raconter sa life, sans chercher à me refourguer à tout prix le nouveau traitement super de chez machin-bidule, ou qui ne rechigne pas à renouveler une ordonnance même si la date est légèrement dépassée.

Et puis il y a trois semaines, drame intersidéral : elle a été remplacée. Exit la gentille petite blonde pas reloue.

Un matin, derrière le comptoir, planté devant un mur entier de Humex, Fervex, et autres noms barbares en-ex, j’ai trouvé à sa place un grand mec à fossettes à l’air avenant et plutôt beau gosse. Le genre de gars que même le port de la blouse blanche du pharmacien n’affecte pas trop en terme de sexytude. Ce qui est quand même déjà vachement balèze en soi, vous en conviendrez.

La première fois, légèrement déstabilisée devant cette situation inattendue, j’en ai même copieusement bafouillé pour demander mon Doliprane. Faut quand même le faire. Autant y’a des noms de médocs pour lesquels on doit s’y reprendre à douze fois pour les prononcer correctement, autant « do-li-prane », normalement, ça coule assez facilement, comme syllabes. Déjà, j’étais pas grillée…

Alors vous allez me dire « ben c’est quoi, ton problème ? C’est super ! ».

Non.
Pas du tout.
C’est carrément la merde, même.

Réfléchissez deux secondes. Comment voulez-vous que j’aille désormais voir ce mec pour lui raconter que j’ai (…imaginons…) des petits problèmes de constipation, de pieds qui puent, ou de démangeaisons mal placées ?

Non mais sans déconner quoi. Oui, ok, c’est son boulot, et il doit en voir défiler un sacré paquet dans la journée. Mais j’ai ma fierté aussi. Un peu.

Je peux quand même pas inventer que je pars voyager en Afrique à chaque fois que j’ai besoin d’acheter du Smecta ou de l’Immodium (ce qui n’arrive pas non plus tous les deux jours, hein, qu’on soit bien clairs !) ? Ni prétexter que « non mais c’est pas pour moi, le sirop pour la toux grasse hein, c’est pour rendre service à ma voisine ». A force, ça va faire louche.

Je vais donc être obligée de changer de crémerie pharmacie, tout ça pour fuir les yeux de braise d’un apprenti Docteur Shepperd. La loose. Alors que « ma » boulangère, elle, reste une cinquantenaire aux cheveux rares et au sourire improbable. Re-la loose.

A mon avis, quelqu’un, là-haut, m’en veut. Je ne vois que ça.

(Et je crois que je viens de perdre un bonus de 30 000 points de glamour avec ce post…)

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09 juin 2008

Stop, in the name of mode

stop_2La semaine dernière, je fouillais dans l’armoire des filles pour en extirper les erreurs de style que la mode d’été risquait de nous faire commettre. Messieurs, soyez sans crainte, vous ne serez pas épargnés, votre heure est venue. Jouez hautbois, résonnez musettes, voici la liste des mochetés que vous serez bien mignons de me bazarder fissa de votre collection de fringues si vous voulez qu’on continue à se parler, vous et moi. Nan parce que bon, je veux bien être gentille et fermer les yeux sur certaines choses, mais y’a des limites à tout, quand même.

chemise___fleurs_2La chemise à fleurs : A moins de vous rendre à un bal masqué (ohé ohé) et avoir pour objectif de vous déguiser en Carlos (paix à son âme), la chemise à fleurs doit rester à l’endroit qui lui est le plus profitable, à savoir, le magasin de fringues ringardes de toute station balnéaire over-touristique. Si l’erreur a déjà été commise, on n’enfonce pas le clou plus que de raison, et on laisse cette délicate petite chose au fond du placard, tout au fond, jusqu’à ce qu’on ait oublié qu’elle existait. Messieurs, je me dois d’être bien claire sur ce point : la chemise à fleurs, en 2008, c’est un truc qui relève du juridique. De très lourdes sanctions sont prévues au code pénal de la mode pour quiconque oserait agresser les passants avec de tels imprimés fautifs. Non mais c’est vrai, ça. Qu’est-ce qui te prend, doudou, dis-donc ?

birkenstockLes Birkenstocks : Non, c’est non. Point barre. Vous avez vu la tronche que ça a ? Vous avez vu la dégaine que ça vous fait ? Faut-il que je développe ? Bien. Sujet suivant.

chemise_manches_courtesLa chemisette à manches courtes : Dans le genre petit-cadre-moyen-habillé-pour-l’été, la chemisette à manches courtes est ce qui se fait de pire, sachez-le. Déjà que vous n’êtes pas bien gâtés, à devoir vous habiller en costard cinq jours sur sept, mais s’il faut en plus massacrer le tout avec ces petites chemisettes de premier de la classe, l’avenir fashionistique de la France est foutu, je vous le dis tout net. Donc merci, mais on garde les manches longues. Eventuellement, pour faire rock, on va bosser en t-shirt sous sa veste le vendredi. Là, les manches courtes sont permises. Qu'est-ce que j'entends ? « Vous avez trop chaud en chemise classique ? ». Ah mais alors là, j’en ai rien à secouer. D’une, à ce rythme-là, bientôt, vous allez demander à venir bosser en bermuda pour ne pas avoir trop chaud aux jambes. Et de deux, est-ce que nous, on se plaint du froid quand on doit sortir en tailleur-jupe en plein décembre ? Non. C’est bien ce qui me semblait. Donc soit vous faites une pétition couillue auprès de BigBoss pour réclamer la clim au bureau (Ca marche très bien. Perso, je bosse toujours en doudoune devant l’ordi alors qu’il fait 30 degrés dehors. J’adore la clim !), soit vous assumez le risque du look « enfant d’honneur au mariage de tata Gisèle ». Mais qu’on ne vienne pas chouiner dans mes jupes quand aucun client ne vous confiera son contrat. Vous saurez à quoi ça tient.

banane_1La banane : oui, alors franchement, c’est bien gentil de critiquer les gonzesses et le bordel de leur sac à main, mais si c’est pour nous ressortir ce truc immonde des années 80’s pour y ranger votre bordel à vous dès que la veste de costard et ses poches XXL ne sont plus là pour vous venir en aide, merci mais au secours, quoi. Non, sérieusement les gars, vous ne pouvez pas nous faire ce coup-là. Donc hop, on allège. Les papiers d’identité, une carte bleue et le portable. Basta. Au mieux, vous pouvez toujours faire les yeux doux à votre belle pour qu’elle garde votre porte-feuille dans son sac (mais elle aura le droit de vous envoyer bouler sévère, rapport à toutes les fois où vous avez gueulé que son sac était trop lourd). Au pire, vous vous passerez quelques heures de votre super portable 3G ‘blou-touss’, c’est pas la mer à boire. De toute façon, mes chéris, l’Iphone ou le BlackBerry dernier cri, c’est totally incompatible avec la banane. Y’a des choses avec lesquelles faut pas déconner, je veux dire…

eddie_barclayLe total look blanc : Non mais sérieusement ? Vous vous croyez dans les Cyclades, là, peut-être ? Ou sur un terrain de pelote basque ? A moins de faire partie de la génération Eddie Barclay et de vous taper un trip revival « soirées white à Saint-Trop’ », le total look blanc, c’est niet. N’est pas Henri Salvador qui veut. Maintenant, évidemment, si vous voulez ressembler à un vieux beauf de soixante berges taquinant la minette aux terrasses de café, on peut en rediscuter.


Crédit photos : La Redoute, Getty images, RTL.fr

Posté par Katia_ à 09:44 - Dressing room - Commentaires [42] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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